Service de Diabétologie-Endocrinologie
Le Service de Diabétologie-Endocrinologie assure le diagnostic, le suivi et le traitement des pathologies endocriniennes (thyroïde, hypophyse, pathologies surrénaliennes, troubles métaboliques), ainsi que l’accompagnement des personnes vivant avec un diabète de type 1, de type 2 ou gestationnel.
En bref
Notre Service de Diabétologie-Endocrinologie propose une prise en charge complète des pathologies endocriniennes et métaboliques, via une équipe de médecins et soignants spécialisés (infirmiers, diététiciens, podologues, psychologues, …).
Nous réalisons aussi des bilans complets grâce au « One Day Diabète » et participons à des études cliniques en collaboration avec notre équipe scientifique.
En plus des consultations planifiées, notre Service est organisé pour répondre aux situations diabétologiques urgentes grâce à la liaison diabétologique : une permanence de jour assurée par une infirmière éducatrice en diabétologie et un médecin diabétologue, du lundi au vendredi, de 7h45 à 16h30. En cas de besoin, un avis est donné sous 24 h (jours ouvrables). En dehors de ces horaires, veuillez contacter les urgences au +32 (0) 4 321 60 41.
Spécialités
- Diabétologie (diabète de type 1 et de type 2) et endocrinologie générale
- Insulinothérapie fonctionnelle
- Pompe à insuline externe
- Prise en charge du pied diabétique
- Revalidation diabétique
- Suivi du diabète gestationnel
- Suivi diététique
- Bilan thyroïdien
- Pathologies hypophysaires (troubles liés à l’hypophyse)
- Pathologies surrénaliennes
- Andrologie
Le « One Day » Diabète
Les personnes souffrant d'un diabète sucré doivent bénéficier d'un suivi médical régulier et réaliser des examens complémentaires ciblés.
On sait par ailleurs que le respect des mesures hygiéno-diététiques permet d'améliorer le contrôle de la maladie et de retarder l'apparition d'éventuelles complications.
Le Service de Diabétologie-Endocrinologie organise pour les patients diabétiques des bilans qui se font en une demi-journée, sur les sites Citadelle ou Laveu.
La personne diabétique rencontre l‘équipe multidisciplinaire : l'infirmière éducatrice en diabétologie, la diététicienne et le podologue. Si des examens sont demandés par le médecin, ils seront également programmés (prise de sang complète, analyse d'urine, fond d'œil, électromyogramme, électrocardiogramme, ...).
Un bilan complet du diabète est donc réalisé. Un rapport médical globalisé est rédigé par le diabétologue et envoyé à votre médecin généraliste. Les résultats des différents examens sont détaillés, et des objectifs et avis thérapeutiques proposés.
Ces mises au point peuvent être réalisées à la demande de votre diabétologue ou de votre médecin généraliste via ce formulaire.
En cas de question, vous pouvez contacter notre aide logistique, Olga DOS SANTOS VAZ (voir partie contact).
La revalidation diabétique
Vous êtes un patient diabétique soigné à l’hôpital de la Citadelle et vous désirez vous remettre au sport en toute sécurité ?
La revalidation diabétique est faite pour vous ! Vous pouvez bénéficier d’une à deux séances d’1h30 par semaine, en petit groupe de 6 à 8 personnes, encadrées par un kinésithérapeute formé à la prise en charge du diabète lors d’une activité sportive.
Dans le cadre de la revalidation diabétique, vous serez également vu en consultation par un médecin physiothérapeute qui analysera vos éventuels problèmes de mobilité, articulaires, musculaires, …
L’activité physique est une composante essentielle du traitement du patient diabétique au même titre que le traitement médicamenteux et que l’alimentation.
L’activité physique permet l’obtention d’un meilleur équilibre glycémique avec une amélioration de la sensibilité à l’insuline, une amélioration du bilan lipidique, un meilleur contrôle de la tension, une réduction des complications cardiovasculaires, un bon contrôle du poids et une amélioration de la qualité de vie (diminution du stress).
Combien coûte la revalidation diabétique ?
La prescription médicale vous donne droit à 48 séances par année civile :
- De la 1ère à la 18ème (K20) : 8,68 € (BIM 3,47 €) / séance à charge du patient
- De le 19ème à la 48ème (K15) : 6,51 € (BIM 2,60 €) / séance à charge du patient
En fonction de votre mutuelle, vous pouvez également bénéficier d’un remboursement de l’activité physique supplémentaire (40 - 50€ par année civile).
Cardiologie
Chirurgie cardiovasculaire et thoracique
Clinique de l'Obésité
Clinique du Pied diabétique
Diététique clinique
Imagerie médicale
LaboCita - Biologie clinique
Maladies infectieuses et tropicales
Néphrologie
Ophtalmologie
Psychologie
Chef de Service
Chef de Service adjoint
Médecins
Soignants et paramédicaux
Administratifs
Nos consultations sont disponibles sur plusieurs sites pour mieux vous accueillir :
- Site Citadelle - routes 16 et 18
- Site Laveu - route 344
- Site Herstal
- Centre médical La Chapelle (Liège)
Comment bien se préparer avant une consultation ?
Avant de vous rendre en consultation, nous vous demandons de préparer toute une série d'informations et de documents (liste de vos médicaments, vos antécédents, les résultats de vos derniers examens, ...). Nous vous invitons également à lister les questions que vous souhaitez poser au spécialiste rencontré.
Tout savoir sur votre consultation (préparation, déroulement, annulation ou report de rendez-vous)
Les patients nécessitant une hospitalisation ou une surveillance approfondie sont hospitalisés en salle 25 (route A220).
Comment se préparer avant une hospitalisation ?
Avant votre hospitalisation, certaines démarches sont nécessaires comme les formalités d’admission et la préparation des documents requis. Anticiper ces étapes permet d’aborder votre séjour plus sereinement.
Magasin pour patients diabétiques
Notre Service dispose d’un magasin fournissant le matériel nécessaire au suivi des patients diabétiques. Il est situé sur le site Citadelle (route 36) et est accessible le jeudi matin de 8h30 à 12h30.
Si vous êtes conventionné à la Citadelle et que vous avez un besoin urgent de matériel en dehors de ces heures ouvrables, vous pouvez contacter le +32 (0) 4 321 63 88. L'infirmière vérifiera que vous êtes en ordre de convention et pourra vous dépanner pour quelques jours. Cette procédure est uniquement valable pour les urgences.
Les paiements au magasin s'effectuent uniquement par Bancontact. Pensez à emporter un sac avec vous pour y placer le matériel.
Les personnes bénéficiant du Trajet de soins ne peuvent pas s'y fournir et doivent se rendre en pharmacie avec les ordonnances du médecin traitant.
Hypoglycémie et hyperglycémie
Quelles sont les signes et symptômes d’une hypoglycémie (glycémie inférieure à 70 mg/dl) ?
- Fatigue
- Étourdissements
- Vision trouble
- Tremblements
- Faim
- Maux de tête
- Transpiration
- Pâleur
- Sautes d’humeur
Que faire en cas d’hypoglycémie ?
- Toujours contrôler votre glycémie avec un test en capillaire.
- Resucrez-vous avec 15 grammes, ce qui correspond par exemple à :
- 3 morceaux de sucres ou
- 150 ml de jus/coca normal ou
- 3 DEXTROS© de 5g ou 5 DEXTROS© de 3 g
- Recontrôlez-vous après 30 minutes
- Réitérez l’opération si nécessaire
Quelles sont les signes et symptômes d’une hyperglycémie (glycémie supérieure à 250 mg/dl) ?
- Langue sèche
- Soif
- Fatigue
- Somnolence
- Besoin d’uriner fréquemment
- Vision trouble
Que faire en cas d’hyperglycémie ?
- Posez-vous certaines questions :
- N’avez-vous pas oublié de faire votre insuline lors de votre repas ?
- Avez-vous consommé un repas plus riche que d’habitude ?
- Hydratez-vous, buvez beaucoup d’eau
- Si l’hyperglycémie persiste, contactez votre médecin traitant, votre diabétologue ou la convention diabète.
Prendre soin de son pied diabétique
Quelques conseils pour prendre soin de vos pieds :
- Lavez vos pieds tous les jours et séchez-les bien (surtout entre les orteils)
- Changez de chaussettes tous les jours et préférez des matières naturelles comme le coton
- Inspectez vos pieds régulièrement
- Signalez à votre médecin ou podologue la moindre plaie
- Vérifiez la température de l’eau de votre bain avant d’y plonger vos pieds
- Consultez régulièrement votre podologue
- Évitez les talons hauts et les chaussures trop serrées
- Hydratez vos pieds sauf entre les orteils
- N’utilisez pas d’accessoires dangereux pour couper vos ongles
- Ne marchez pas pieds nus
- Ne coupez pas vos ongles trop courts
- Vérifiez l’intérieur de vos chaussures avant de les mettre pour vous assurer qu’il n’y a pas quelque chose qui pourrait vous blesser
Une Clinique du Pied diabétique est à votre disposition au sein de la Citadelle.
Diabète et santé bucco-dentaire
L’importance de la santé bucco-dentaire dans la gestion de la glycémie est souvent ignorée. Pourtant, chez certaines personnes, une mauvaise hygiène des dents peut causer des maladies bucco-dentaires comme des gingivites, voire même des parodontites (destruction des tissus qui soutiennent les dents, entraînant un déchaussement et une perte des dents).
De plus, il existe un lien entre les maladies bucco-dentaires et le diabète, et ceci, à double-sens :
- Une parodontite chronique peut augmenter le risque de développer un diabète de type 2 et peut perturber l’équilibre glycémique lorsque la maladie est installée.
- Les personnes atteintes de (pré)diabète, qu’elles soient de type 1 ou 2, ont trois fois plus de risque de développer des maladies bucco-dentaires surtout lorsque le diabète est déséquilibré.
De multiples études ont révélé que les personnes diabétiques ont plus de caries dentaires (si l’HbA1c > 8 %). Elles sont plus exposées au risque d’infection à cause d’une production faible de la salive, un système immunitaire moins résistant et une flore bactérienne déséquilibrée.
Les bactéries, présentes dans la plaque dentaire, peuvent migrer dans la circulation sanguine et entraîner des infections à distance, notamment au niveau cardiaque. Il faut donc, le cas échéant, traiter la parodontite chez les personnes atteintes du diabète afin d’améliorer les taux de glycémie mais également essayer d’équilibrer le diabète pour qu’elles ne développent pas de caries ou d’autres infections parodontales.
Les maladies bucco-dentaires sont considérées comme la 6e complication du diabète. Parlez-en à votre dentiste et prenez donc bien soin de votre santé bucco-dentaire !
L’INAMI encourage les personnes diabétiques à consulter régulièrement un dentiste. Si vous êtes suivi dans le cadre d’un programme en Centre spécialisé, le ticket modérateur pour l’examen buccal annuel est supprimé.
Attention : si votre dentiste n’est pas conventionné et qu’il demande un supplément, vous devrez payer ce supplément (non remboursé). N’hésitez pas à demander à votre dentiste s’il est conventionné ou pas.
Diabète et vie professionnelle
De par les risques de troubles de la conscience, une série de professions sont inaccessibles aux personnes diabétiques :
- l’armée
- la sûreté nationale
- l’aviation
- la marine civile et commerciale
- le service incendie
- la surveillance pénitentiaire
- la conduite de machines-outils comportant un danger
Dans les cas où le diabète apparaît dans le cours de l'exercice de ces professions, il appartiendra à la médecine du travail d'établir si le poste occupé est compatible avec le diabète.
Les problèmes peuvent se présenter à deux moments : à l’embauche et au cours de la vie professionnelle.
À l'embauche
Dans le secteur public
Dans le passé, chaque fonctionnaire était soumis à un examen médical d’admission auprès du Service de Santé administratif (SSA). Actuellement, pour le personnel des administrations fédérales, il n’y a plus d’examen médical sauf pour certaines fonctions particulières (exemple : gardien de prison). Dans ce cas, il ne s’agit pas de diagnostiquer un diabète mais bien de déterminer si l’aptitude physique du candidat répond à la fonction.
Pour le personnel régional et communautaire, l’examen médical d’embauche existe toujours. C’est le cas notamment pour les enseignants qui doivent fournir un certificat médical attestant que leur état de santé ne constitue pas un danger pour la santé des élèves. Très souvent, le candidat est admis sous réserve d’un examen médical ultérieur.
Dans le secteur privé
L'examen médical d'embauche est laissé au libre arbitre de l'employeur. S’il a lieu, il doit être effectué par le médecin du travail.
Certains médecins du travail considèrent encore que le diabète peut être une raison de refus d’embauche. L’information des médecins du travail sur les nouvelles techniques de traitement et de suivi du diabète reste donc essentielle, de même qu’une description objective et précise des aptitudes pour chaque fonction.
En cours de carrière
Dans le secteur public
Des examens d’aptitude sont organisés en cours de carrière. Le médecin du Service de Santé Administratif donne un avis qui n’est nullement contraignant. En cas d’inaptitude, la réaffectation à un autre poste est prévue.
Dans le secteur privé
Si le médecin du travail diagnostique un diabète en cours de carrière, il recommande un changement d’affectation. Encore une fois il ne s’agit que d’un avis que l’employeur est libre de suivre ou non Il n’y a aucune obligation de réaffectation et on assiste parfois à des licenciements de personnes diabétiques pour force majeure et donc sans indemnités.
Le diabète au travail
Si le travailleur indique être atteint de diabète ou de prédiabète, le médecin du travail contacte son médecin traitant ou son spécialiste pour savoir si le patient bénéficie d’un suivi adéquat. Toutefois, cela ne peut se faire que moyennant l’accord formel du patient.
Même si les travailleurs ne sont pas tenus de signaler qu’ils sont atteints de (pré)diabète à leur employeur, il peut s’avérer utile d’en parler. Le médecin du travail est tenu au secret médical et ne peut communiquer cette information à l’employeur.
Nous recommandons cependant au patient diabétique d’en informer son employeur afin que ce dernier et les collègues puissent en tenir compte.
Dans le cas d’une hypoglycémie par exemple, il est utile que les collègues soient au courant afin de pouvoir réagir correctement. La législation autorise d’ailleurs le personnel non soignant (des collègues par exemple) à administrer du glucagon nasal en cas d’hypoglycémie sévère.
Le médecin du travail peut conseiller à l’employeur de prendre d’éventuelles mesures, sans mentionner spécifiquement la nature de l’affection dont souffre le travailleur. Par exemple, le médecin du travail conseillera de ne pas affecter à un poste de sécurité une personne dont le diabète n’est pas stabilisé.
Des études ont par ailleurs démontré que les patients diabétiques ne sont pas davantage absents du travail. Au contraire, ils sont souvent motivés à mener un mode de vie sain et à suivre les conseils de leur médecin. Une communication ouverte entre travailleur, médecin du travail et employeur peut permettre de créer un environnement de travail offrant sécurité et soutien aux travailleurs diabétiques.
Recommandations et obligations
Il existe trois catégories de travailleurs pour lesquelles l’employeur est obligé de respecter l’avis du médecin du travail : les travailleurs exerçant un poste de sécurité, les travailleuses enceintes et les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants.
Si un travailleur atteint de diabète fait partie de l’une de ces catégories, l’employeur est tenu de suivre l’avis du médecin du travail. Un travailleur atteint d’un diabète non stabilisé ne peut en principe pas occuper de poste de sécurité.
Dans les autres cas, l’avis demeure une recommandation, mais s’il y a un risque d’hypoglycémie, le médecin du travail informera l’employeur (sans entrer dans les détails en ce qui concerne la nature de l’affection, car cela relève du secret professionnel) et conseillera de ne pas laisser travailler la personne seule (de façon prolongée).
En bref
Lorsque le (pré)diabète joue un rôle sur le lieu de travail, une communication ouverte entre travailleur, médecin du travail et employeur est essentielle.
Même si les travailleurs ne sont pas tenus de signaler à leur employeur qu’ils souffrent de (pré)diabète, en parler peut contribuer à créer un environnement de travail offrant plus de sécurité et de soutien.
Le médecin du travail conseille l’employeur sur mesure, sans porter atteinte à la vie privée du travailleur.
Grâce à une concertation et une compréhension mutuelles, les travailleurs atteints de diabète peuvent continuer à participer au marché du travail de manière sûre et productive, ce qui non seulement favorise leur bien-être, mais contribue également au développement d’une culture de travail positive où santé et inclusivité occupent une place capitale. Les personnes diabétiques ne peuvent pas être désavantagées et doivent recevoir les mêmes opportunités d’emploi que tout un chacun.
Voyages et diabète
Un départ et un séjour à l’étranger doivent être préparés, faute de quoi le diabète peut se déséquilibrer.
Il est conseillé d’informer votre médecin diabétologue suffisamment tôt de votre projet, surtout si vous êtes traité à l’insuline. Il pourra vous expliquer comment adapter vos doses en fonction du décalage horaire éventuel.
En plus de vos documents d’identité et d’assurance-santé, passeport ou visa, pensez à demander à votre diabétologue un certificat médical qui atteste que vous voyagez avec de l’insuline ainsi que votre matériel spécifique au diabète (lecteur de glycémie, capteurs, pompe à insuline, aiguilles etc.).
Que vous soyez sous antidiabétiques oraux et/ou sous insuline, il ne faudra jamais interrompre son traitement. Une préparation minutieuse de ses bagages est indispensable.
Il importe donc d’avoir en quantité suffisante en fonction de la durée du séjour :
- Tout le matériel nécessaire pour l’autocontrôle, en vérifiant que tout est en état de marche. Prévoyez éventuellement des piles de rechange pour votre lecteur de glycémie et si possible un lecteur de réserve. Notez le numéro de téléphone du fabricant de votre lecteur auquel vous pourriez vous adresser en cas de difficulté.
- Votre insuline et/ou vos comprimés pour toute la durée du séjour et même un peu plus au cas où.
- Veillez à garder l’insuline et vos médicaments dans votre bagage à mains et non dans la soute (en cas de perte de bagage et de température négative dans la soute)
- Prévoyez une trousse isoterme pour le transport de l’insuline dans les pays chauds.
Cap sur Disneyland Paris ?
Il existe deux types de cartes d’accès (ou pass) auxquelles vous pouvez prétendre : Carte de Facilité et/ou carte de Priorité.
Qui peut bénéficier d’une Carte de Facilité, et comment l’obtenir ?
La Carte de Facilité Disneyland Paris est délivrée aux personnes ayant une ALD (affection longue durée), dont font partie les diabètes de type 1 et 2.
Pour l’obtenir, il vous faudra présenter un certificat médical original en français ou en anglais signé et tamponné par un médecin datant de moins de 3 mois indiquant le numéro de l’une des affections longue durée (numéro 8 pour les diabètes de type 1 et 2).
Vous aurez également besoin d’une photo.
Cette carte vous permet un accès facilité mais non prioritaire aux attractions, via un système de réservations. Vous pourrez ainsi mieux planifier votre journée et faciliter la gestion de votre diabète (injections d’insuline, heures des repas et collations, etc.).
Qui peut bénéficier d’une Carte de Priorité, et comment l’obtenir ?
Si vous avez besoin d’aménagements supplémentaires suite à des complications liées au diabète (problèmes aux reins, pied diabétique, rétinopathie, etc.), vous pouvez vous voir délivrer une Carte de Priorité.
Vous devez en faire la demande le jour de votre visite, ou en amont via un formulaire en ligne. Dans tous les cas, on vous demandera un justificatif de votre situation, une photo, votre niveau d’autonomie (utilisation d’un fauteuil roulant ou dispositif similaire, capacité d’embarquer et de débarquer d’un véhicule d’attraction, capacité de circuler dans certains espaces en cas d’évacuation) et si vous serez accompagné.
Le formulaire en ligne vous permettra de sélectionner votre pays pour savoir quels justificatifs vous concernent.
Attention : le jour J, vous devez obligatoirement présenter l’original de votre justificatif, que vous ayez rempli le formulaire ou non.
De pareilles modalités peuvent être prévues dans d'autres parcs d'attraction. N'hésitez pas à vous renseigner.
Conduite et diabète
Pour les personnes diabétiques : le permis n’est délivré que pour une durée limitée et il doit donc être renouvelé régulièrement.
Pour l’obtention du permis de conduire, il existe deux groupes :
- les conducteurs particuliers (groupe 1)
- les chauffeurs professionnels (groupe 2)
Nul n’est censé ignorer la loi et toute personne possédant un permis de conduire qui ne correspond pas à son état physique conduit avec un permis non valable. Ceci est non seulement punissable mais implique que l'assurance automobile pourrait ne pas couvrir en cas de problème.
Les conducteurs particuliers (groupe 1)
La personne diabétique pourra obtenir un permis de conduire en présentant à l'administration communale un certificat d'aptitude à la conduite d'un véhicule dûment rempli par son médecin.
Si la personne est traitée par un régime et/ou par 1 ou 2 injections d'insuline, elle doit s'adresser à son médecin généraliste qui détermine son aptitude à la conduite et la durée de validité de celle-ci (maximum 5 ans, renouvelable).
Si elle est est traitée par 3 injections d'insuline ou plus par jour ou au moyen d'une pompe à insuline, l'aptitude est déterminée obligatoirement par un endocrino-diabétologue (la durée de validité est également de 5 ans, renouvelable).
Toute prolongation de l'autorisation se fera en tenant compte du risque d'hypoglycémie ainsi que des moyens d'y remédier.
Les chauffeurs professionnels (groupe 2)
Seul un médecin du travail pourra délivrer le certificat d'aptitude à la conduite, moyennant avis préalable et favorable :
- du médecin généraliste si la personne diabétique est traitée à l'aide de mesures hygiéno-diététiques et/ou de médications hypoglycémiantes (orale ou injectable) dont le dosage n'est pas de nature à provoquer une hypoglycémie
- d’un endocrino-diabétologue si la personne est traitée par insuline ou par des médicaments qui à doses thérapeutiques peuvent provoquer des hypoglycémies.
La durée de validité de l'aptitude à la conduite est fixée à 3 ans maximum, sans distinction d'âge.
Dans tous les cas, il est exigé du chauffeur qu'il contrôle régulièrement sa glycémie, à différents moments-clés. Il est également exigé qu'il dispose dans son véhicule de sucre rapidement résorbable pour corriger une hypoglycémie.
En bref
Trois situations peuvent se présenter :
- Une personne non diabétique devient diabétique : il s’agit d’une modification importante de son état de santé et elle doit effectuer les démarches afin d’obtenir un nouveau permis en se référant aux règles décrites ci-dessus
- Une personne diabétique a déjà un permis de conduire délivré conformément à la législation de 2002 : en renouvelant son permis, elle doit effectuer les démarches afin d’obtenir un nouveau permis en se référant aux règles précitées
- Une personne diabétique demande un nouveau permis : c’est la nouvelle législation qui s’applique automatiquement
Assurance voiture
Les personnes diabétiques n’ont en général pas de problème pour souscrire ce type d’assurance. Bien que cela ne constitue pas une obligation légale, il est conseillé au conducteur d’avertir la compagnie de son état de diabétique en envoyant par lettre recommandée confidentielle au médecin-conseil de la compagnie une copie de l’attestation à la conduite délivrée par le médecin et/ou une copie du nouveau permis de conduire.
En principe, aucune surprime n’est exigée mais à défaut d’être informé, l’assureur pourrait se retourner contre l’assuré en cas de sinistre.
Diabète, assurances et prêts hypothécaires
L’assurance solde restant dû est obligatoire pour souscrire un prêt hypothécaire : elle garantit qu’une partie ou la totalité de la dette contractée par l’assuré sera apurée si celui-ci vient à décéder.
Certaines personnes diabétiques sont acceptées avec difficulté, d’autres sont pénalisées par une lourde surprime (jusqu’à 400 % !).
La loi Partyka entrée en vigueur en 2015 vise à mieux protéger les personnes présentant un risque de santé accru. Lorsqu'un assureur refuse une assurance solde restant dû, réclame une surprime médicale de plus de 75 % de la prime de base ou exclut certains risques en raison de l'état de santé du candidat-assuré, le candidat-preneur d'assurance peut demander une réévaluation par le Bureau de suivi de la tarification.
Cet organisme est composé de représentants venant des assureurs, des patients ainsi que des consommateurs. Il est présidé par un magistrat indépendant et a pour mission d’examiner les propositions de surprime et d’émettre une proposition contraignante dans un délai de 15 jours ouvrables prenant cours à la date de réception du dossier. Son secrétariat est assuré par l’Ombudsman des Assurances/ Commission de conciliation des Assurances soins de santé que l’on peut contacter :
- Par email : Cliquez pour voir l’email
- Par téléphone : +32 (0) 2 547 58 71
- Par courrier postal, adressé à Josette Van Elderen, Ombudsman des Assurances, Square de Meeûs 35 à 1000 Bruxelles
Un formulaire de dépôt de plainte est également accessible en ligne.
Mutualités et diabète
Mutualité chrétienne
- Demande de reconnaissance de maladie grave : diabète insulino-dépendant ou non insulino-dépendant ne pouvant pas être équilibré par le seul régime. Rapport médical et estimation des coûts requis, entre autres : Médicaments | Produits non remboursables | Transports | Déplacement | Parking | Bandagisterie | Orthopédie non remboursable | Matériel | Diététicien | Ergothérapeute | Esthéticien | Podologue | Psychologue | Ostéopathe | Traitements pour préservation de la fertilité
- Intervention pour l'activité physique : 50€
- Intervention pour les consultations de diététique (patients non conventionnés) : 75€ par année civile.
- Intervention pour les consultations de psychologie (patients non conventionnés) : 360€ par année civile.
Mutualité libérale
- Les personnes atteintes de diabète et qui appliquent l’auto-surveillance ont droit à une intervention de la ML. Si vous avez besoin d’un glucomètre sanguin, de tigettes de glucose sanguin, d’aiguilles pour injection d’insuline, d’un autopiqueur, de lancettes, de matchs (capteurs), d'un appareil de lecture ou de pochette pour pompe à insuline, la ML intervient.
- Intervention pour les consultations de psychologie (patients non conventionnés) : 120€ par année civile.
- Médicaments contre le surpoids (si vous ne rentrez pas dans les conditions de remboursements) : si vous souffrez d’obésité, des médicaments contre le surpoids peuvent offrir une solution. Avec la ML vous bénéficiez notamment de remboursements pour les médicaments contre le surpoids, jusqu’à 40 euros par an.
- Intervention pour les consultations de diététiques (patients non conventionnés et chez un diététicien reconnu par la mutualité Libérale) : 30€ par année civile.
Mutualité neutre
- La Mutualité Neutre prévoit un remboursement de 10 € par boîte de tigettes de contrôle sanguin, par lancettes ou par patch (avec un maximum de 40 € par année civile) ; une intervention de 50 € tous les 36 mois pour l'achat d'un glucomètre ou de tout appareil permettant le contrôle de la glycémie.
- Intervention pour les consultations de diététique (patients non conventionnés) : 100€ par année civile.
- Intervention pour les consultations de psychologie (patients non conventionnés) : 400€ par année civile.
- Intervention pour l'affiliation à un club sportif : 50€ + 10 € pour toute participation à un événement sportif (marche, jogging, ...) avec un plafond de 30€ par année civile.
Partenamut
- Diabète : 35€ pour l'affiliation à l'ABD ou Diabetes Liga + 160€ pour l'achat de tigettes, lancettes, aiguilles et patchs pour capteurs de glycémie (à raison de 50% par achat).
- Intervention pour les consultations de diététique (patients non conventionnés) : 80€ par année civile.
- Intervention pour les consultations de psychologie (patients non conventionnés) : 400€ par année civile.
- Intervention pour l'affiliation à un club sportif : 50€ + 10 € pour toute participation à un événement sportif (marche, jogging, ...) avec un plafond de 30€ par année civile + 15€ pour un examen médical d'aptitude sportive.
Mutualia
- Podologie: remboursement de 2 séances par année civile maximum, à raison de 10 € par séance ainsi qu'une intervention de 10 € par an lors de prestations spéciales (onychoplastie, orthonyxie, orthoplastie)
- Diététique: intervention annuelle de 10 € pour une consultation en faveur des diabétiques de type 2 sous ADO
- Remboursement d’un glucomètre tous les 3 ans ainsi que 100 tigettes par an
- Intervention pour l'affiliation à un club sportif : 60€ par année civile
- Intervention pour les consultations de psychologie (patients non conventionnés) : 240€ par année civile.
Solidaris
- 100 € par an pour l’achat de tigettes, lancettes, aiguilles, capteurs, Baqsimi (médicament d’urgence en cas d’hypoglycémie sévère) ou l’abonnement à l’association belge du diabète. Intervention pour l’achat d’un glucomètre tous les 3 ans.
- Intervention pour les consultations de psychologie (patients non conventionnés) : 400€ par année civile.
- Intervention pour l'affiliation à un club sportif : 40€ par année civile.
Lexique
- ADO : diminutif de Anti Diabétique Oral (médicaments/comprimés) pour traiter le diabète
- Capteur : dispositif qui permet de mesurer le taux de glucose dans le liquide interstitiel
- Glycémie capillaire : glycémie que l’on mesure au bout du doigt (glycémie en temps réel)
- Capillaires : petits vaisseaux sanguins qui interagissent de près avec les tissus
- Convention : accord entre l’hôpital et la mutuelle permettant une prise en charge optimale
- Corps cétonique : déchet toxique qui s’accumule dans le sang lorsque vous êtes en manque d’insuline
- Diabète gestationnel : intolérance aux glucides, entraînant une hyperglycémie. Celle-ci est liée aux hormones de la grossesse. Il disparaît généralement après l’accouchement
- DMG : Dossier Médical Global à réaliser auprès du médecin traitant
- Glycémie : taux de glucose dans le sang
- Hyperglycémie : glycémie supérieure à 180 mg/dl
- Hypoglycémie : glycémie inférieure à 70 mg/dl
- IF : insulinothérapie fonctionnelle, méthode de comptage des glucides, de correction et d’adaptation des doses
- Insuline : hormone sécrétée par le pancréas qui sert à diminuer le taux de glucose dans le sang et permet son utilisation par les cellules pour avoir de l’énergie
- Lancette : petit piquot qui se trouve dans le piqueur
- Lecteur : appareil permettant de mesurer la glycémie, aussi appelé glucomètre
- Lipodystrophie : induration occasionnée par des injections d’insuline répétées au même endroit ou après avoir utilisé plusieurs fois la même aiguille
- Pompe à insuline : appareil électronique qui fournit des doses régulières d'insuline, en fonction des besoins du patient. La pompe est munie d'un réservoir rempli d'insuline relié au corps par une tubulure et un cathéter. Le patient change le dispositif seul, tous les 3 jours. Elle est réservée aux diabétiques de type 1 et est prescrite par le diabétologue
- Ratio : quantité d’insuline nécessaire pour neutraliser X grammes de glucides
- Sensibilité : quantité d’insuline nécessaire pour diminuer la glycémie de X mg/dl
- Tigette : bandelette réactive que l’on insère dans le lecteur qui aspire la goutte de sang et qui donne une valeur de glycémie
- Trajet de soins : se base sur une collaboration entre le patient, le médecin généraliste et le diabétologue. Le matériel doit alors être prescrit par ordonnance par le médecin traitant et pris en pharmacie. Une visite chez le diabétologue est obligatoire à raison d’une fois par an.
Ressources médicales